MONOLITHE + ABYSSIC + LUX INCERTA @ O’SULLIVANS BACKSTAGE – 12.04.2019 [REPORT]

MONOLITHE + ABYSSIC + LUX INCERTA @ O’SULLIVANS BACKSTAGE – 12.04.2019 [REPORT]

23 avril 2019 0 Par Tony Reaper

Des ténèbres vers le cosmos !

 

Ce vendredi 12 avril, rendez-vous au O’Sullivans à Pigalle pour une soirée marquée par le doom, les ténèbres et l’encens.

LUX INCERTA

 

 

Le coup de cœur de la soirée ! C’est un groupe français qui a débuté son activité dans les années 2000. Tout d’abord, ce nom, « la lumière contre les ténèbres » qui les représente tellement musicalement. Ce groupe nous plonge dans du doom profond, dans un univers froid voire oppressant qui leur est propre. Le chanteur alternait entre voix claire et saturée. Je le trouvais plus à l’aise avec un chant gras, plus sûr de lui. La batterie se fait entendre dès le départ, elle est puissante, les riffs de guitare sont précis et rythmés.

Leur show n’a duré que 40 minutes et cinq chansons ont été jouées. La première Shelter est permet de plonger dans l’univers gothique qu’ils installent, Winternity, qui est sortie en 2005, nous plonge dans les profondeurs de notre âme humaine avec une voix trainante qui nous laisse le temps de nous imprégner de tout ce qui se passe sur scène. Cette voix est en accord avec toute la mélodie et devient presque écho. Nous avons ensuite eu droit à une parfaite reprise du groupe Cathedral : Serpent Eve, pour terminer sur The Dirge.

C’est un groupe que je ne connaissais pas, et que je me réjouis de réécouter. La prochaine fois, nous voulons une performance plus longue !

 

 

ABYSSIC

 

 

 

 

Je m’excuse d’avance pour le groupe Abyssic mais je n’ai pas supporté l’encens dans cette salle, j’ai dû sortir plusieurs fois pour le bien de mes petits poumons. La chronique sera donc limitée à ce que j’en ai vu et entendu.

Au premier abord, le groupe arrive sur scène, visuellement on n’est pas là pour chanter du Sanson. Tout le groupe porte une tenue marquée par des cagoules et des habits noirs, du maquillage noir, des bougies et du vin. On nage dans la musique extrême, entre le black, le doom, le funeral doom. Plusieurs fois, le chanteur se munira d’un verre de vin qu’il brandira et boira à pleine bouche. Ce même personnage jouera d’ailleurs d’un violoncelle qui n’aura pas du tout été entendu avec toutes les musiques pré-enregistrées qui passaient.

J’ai tout de même préféré les chansons du dernier album nommé High The Memory sorti en 2019 qui paraissaient plus abouties, mieux rythmées, plus profondes.

 

 

MONOLITHE

 

 

 

 

Monolithe, c’est un groupe de cinq français crée en 2001 qui n’a commencé à jouer sur scène qu’en 2016. Et quelle bonne idée, c’est un condensé de plein de bonnes choses. Dès la première chanson qui est Anechoic Aberration issue du dernier album Nebula Septem, le chanteur est à fond, le public aussi. Le dernier album est toujours aussi sombre et lunaire que les premiers et en concert, ça prend une autre dimension, loin d’être monolithique (vous l’avez celle-là ?). Des images sont projetées derrière tout ce beau monde, la lune, des planètes, tout cet univers correspond parfaitement à l’univers instauré.

Trois guitares, un clavier, une voix gutturale fort bien maitrisée, une batterie, Monolithe c’est un enchainement de mélodie qui marchent fort en concert, tellement fort qu’ils se font applaudir de plus en plus dans cette salle et finissent (malgré la maladie du chanteur) avec un rappel magnifique Ecumenopolis.

Je ne vais pas vous le cacher, cette soirée mélangeait beaucoup d’aspect, de mélodies, il a été compliqué au départ de comprendre pourquoi Abyssic était après Lux Incerta et Monolithe après Abyssic. Il y avait un truchement d’ambiances et des atmosphères très différentes. Il fallait du temps pour se remettre de la performance de chaque groupe !

REPORT ÉCRIT ► Pauline UZAN / WARM TV ©
REPORT PHOTOS ► Guillaume BOUVET – Les Visions de Monsieur G. / WARM TV ©
Remerciements ►O’Sullivans Backstage By The Mill, aussi A Jeter Prom et à tous ces artistes qui se sont donnés à fond !

© WARM TV – AVRIL 2019