30.03.2019 – Nemost / Lurking / Heavyction / Proxyma @ Studio Campus, Paris

30.03.2019 – Nemost / Lurking / Heavyction / Proxyma @ Studio Campus, Paris

9 avril 2019 0 Par Céline Leclere

Samedi 30 Mars, j’avais rendez-vous en plein cœur de Paris pour un showcase metal sous l’égide du death melo, du trash et de l’industrial trash avec Proxyma, Heavyction, Lurking et Nemost en tête d’affiche.

 

Proxyma

Proxyma est un groupe de death melo originaire de Paris, qui délivre une musique violente et atmosphérique dépeignant un univers pessimiste où se croisent les tourments de l’âme humaine et les incertitudes de notre monde.

Proxyma, c’est puissant et poignant : malgré une setlist plutôt courte (30 min), le quintette parisien a su nous transmettre son énergie et sa hargne.

Ce jeune groupe nous expliquait qu’il s’agissait de leur première scène : malgré ce manque d’expérience, le chanteur et les musiciens ont su faire preuve d’une belle présence scénique. Personne n’est resté statique, les musiciens étaient en perpétuel mouvement.

On notera quelques problèmes de son lors de la deuxième chanson (son saccadé), mais cela relevait plutôt d’un problème technique indépendant du groupe.

 

Heavyction

Heavyction est un groupe de d’industrial death/trash metal originaire de Paris. Parmi ses influences, on retrouvera Death, Gorod, Nevermore, Deathronic et Lethal Mind.

Heavyction, ce sont des mélodies légères et virevoltantes, alourdies par un chant guttural sombre et lourd, très proche du black metal, qui est lui-même contrebalancé par un chant clair typiquement mélodique. On appréciera l’utilisation de samples qui donnent du relief et de la profondeur à certains morceaux.

Malgré la fatigue (car oui, ils avaient un concert la veille aussi), le quatuor parisien a su se montrer communicatif avec le public. Ils étaient certes plus statiques que leurs prédécesseurs, mais cela s’explique notamment par le fait que le chanteur est aussi guitariste.

 

Lurking

Lurking est un groupe de trash/death mélodique né début 2008. Après deux EPs, le groupe trouve son identité avec l’arrivée de Delora (Moonskin), qui partage le chant avec Anthony (le bassiste), et enregistre un album début 2013. L’année 2015 semble être l’année du changement pour Lurking avec l’arrivée de Ricardo à la guitare solo et Jean-Yves derrière la batterie. Fort de ce nouveau line-up, Lurking souhaite défendre son album « Betrayed » sur scène et son nouvel EP fraîchement enregistré en studio, « Nightmare Visions ». À la suite du départ de Gabriel, Olivier assurera dorénavant le poste de guitariste soliste. Notons également que ce soir-là Guillaume, un guitariste intérimaire, a dû remplacer Wil qui s’était blessé.

Lurking, c’est des riffs dynamiques et des mélodies envoûtantes : on retrouve la patte Moonskin au chant, mais avec beaucoup plus de saturation. Ce qui constitue l’originalité et le charme de ce groupe, ce sont les passages où Delora et Anthony chantent ensemble, l’une au chant clair et l’autre au chant saturé : un mélange savamment orchestré et un pari risqué, mais qui prend tout son sens et son ampleur en live.

Le quintette parisien a su mettre le feu à la salle avec une chanteuse charismatique et virevoltée, qui n’a pas hésité à descendre chanter dans la fosse et à se prêter au jeu des photographes. On appréciera également l’intervention surprise du chanteur de Nemost dans une de leur chanson, malgré quelques petits problèmes de micro.

 

Nemost

Nemost est un groupe de death metal melodique/progressif originaire de Paris. Parmi ses influences, on retrouve Opeth, Anathema, Daylight Dies, Children of Bodom, Arch Enemy, Katatonia, Dark Tranquillity, A Perfect Circle, Slumber, Rapture, Lamb of God ou encore Destinity.

Nemost, c’est une véritable boule d’énergie. J’ai tout simplement A-DO-RE. Le chant était à la fois sombre et puissant, les riffs percutants et mélodiques…

L’ambiance était dingue : entre les Walls Of Death, les Circle Pits et les pogos, la brutalité était de mise, mais toujours dans le respect, eh oui Monsieur ! Nemost a livré son bouquet final en invitant tout le monde sur scène, puis en descendant jouer dans la fosse parmi une foule déchaînée, de quoi finir la soirée de toute beauté.

 

En conclusion, cette soirée m’a permise de découvrir quatre groupes locaux de death melo qui ont tous su, à leur manière, apporter une touche d’originalité au genre. Je ne saurai que trop vous conseiller d’aller les découvrir en live, ou bien d’aller écouter ce qu’ils font sur les plateformes d’écoute légales je précise…

©Texte : Céline Leclere
©Photos: FredBiker Photography
Nos remerciements aux groupes et au Studio Campus.