Scolopendra – Sanctuary – Smerter @ Le Klub, Paris – 16/02/2019

Scolopendra – Sanctuary – Smerter @ Le Klub, Paris – 16/02/2019

25 février 2019 0 Par Céline Leclere

Une semaine après la release party de Volker, me voilà de retour au Klub à Paris pour une soirée sous l’égide du black/death metal en compagnie de Smerter, Sanctuary et Scolopendra !

Smerter

Composé de membres issus de la scène bretonne extrême, le groupe de post black metal rennais est venu pour la première fois jouer sur la scène parisienne. Mélange de lourdeur et d’élévation, géhenne et délivrance, Smerter, qui a déjà partagé la scène avec des références du genre comme Ancst, Moonreich ou Lethvm, nous a proposé un set violent et introspectif, remplissant pleinement sa fonction cathartique…

En effet, Smerter s’adresse à un public d’initiés à travers ses riffs lourds et entraînants. Ce quatuor nous a ouvert les portes de son sombre univers. Malgré le petit espace scénique du Klub, nos chers amis rennais ont su ne pas rester statique. On soulignera aussi la puissance de la voix du jeune chanteur.

Cependant, on regrettera le manque d’échange avec le public : les morceaux étant plutôt longs, cela manquait de dynamisme. Mais pour une première scène parisienne, j’ai trouvé leur prestation plutôt qualitative et en ce qui concerne la musique, je n’ai vraiment rien à ajouter et j’ai même hâte de les revoir !

Sanctuary

Après plusieurs mois de silence, le combo parisien de black/death metal est revenu sur scène avec son nouveau line-up ! Essentiellement influencé par les grands noms de la scène black tels que Dimmu Borgir, Behemoth, Immortal, Opeth ou encore Carach Angren, Sanctuary officie dans un registre froid et sombre. Venu tout droit d’outre-tombe, le quatuor de morts-vivants est venu nous mordre avec une musique où ambiances, mélodies et symphonies se confondent avec la violence des riffs.

L’originalité de ce groupe de black/death metal, c’est qu’il dispose d’un claviériste qui joue du synthé : cela permet de rajouter cette touche mélodique typique des vieux films d’horreur des années 80. Il ne manquait plus que les néons verts et la fumée !

Le chanteur/guitariste a su incarner son personnage à merveille : sa forte personnalité, renforcée par son jeu d’acteur, nous a tout de suite fait embarquer dans son train fantôme… Oseras-tu pénétrer dans ce sanctuaire… ?

 

Scolopendra

Fondé en 2007, le groupe débute dans un registre mélangeant metal extrême, trash et hardcore avant d’évoluer vers un death plus technique. Fort de deux albums, « Cycles » (2015) et « The Alienation Spread » (2017), le combo a déversé la violence et la noirceur de sa musique sur les planches du Klub. Je n’avais encore jamais vu un pit aussi violent dans une aussi petite salle (paix à tous les photographes et au mec qui s’est pris un headshot à ma gauche).

Pas besoin d’aller plus loin, tu l’auras compris : Scolopendra, c’est un groupe dynamique d’une violence musicale sans pareil. Niveau ambiance, on était à son paroxysme : le groupe était ultra communicatif et super expressif dans leur manière de jouer et chanter.

On remerciera les ingés son pour avoir, à plusieurs reprises, redresser le pied de micro du bassiste, qui fait aussi les chœurs, tellement le pit était violent : le mille-pattes m’a mordue et j’en suis ressortie avec des courbatures, mais j’étais joie, et c’est le plus important.


Photos : ©Fredbikerkiss Photography
Textes : ©Céline Leclere